L'histoire :
"Voulez-vous savoir qui vous êtes vraiment
? Soyez au Caire dans quinze jours". Voilà le début de ce roman qui commence donc par une belle intrigue. Le héros, Mark Wilder, avocat à New York, va très vite apprendre sa véritable
identité et ce qu'elle implique : retrouver les papyrus de Toutânkhamon. Mais tout le monde n'a pas envie que le contenu de ces papyrus, s'ils existent bel et bien, soit rendu
publique. Mark Wilder pourrait bien faire basculer l'histoire de l'Egypte.
Mon avis :
J'ai été plutôt déçue par ce nouveau Christian Jacq.
Tout d'abord, il évoque une période qui ne m'intéresse pas particulièrement (Farouk, Nasser).
Ensuite, il distille une petite dose de surnaturel dans certains
passages pour sauver son héros en bien mauvaise position et ça non plus je n'ai pas beaucoup apprécié. J'aime bien les choses très réalistes.
Et puis, j'ai trouvé le dénouement assez décevant. Le début, la révélation faite au héros dès les premières pages, laissait entrevoir une très belle histoire et je m'attendais donc à
mieux.
Voilà pour le négatif.
Maintenant, il reste que l'écriture est facile à lire et que Christian Jacq sait nous tenir en haleine. Les références historiques intéresseront aussi sûrement
ceux qui aiment l'Histoire. Christian Jacq a en effet l'habitude de faire beaucoup de recherches avant d'écrire ses romans et de faire référence à des faits véridiques.
D'habitude, j'aime beaucoup cet auteur mais je le préfère finalement quand il situe ses romans dans l'ancienne Egypte.
Note : 2,5 / 5
Toutânkhamon, L'ultime secret - Christian Jacq - XO Editions, 2008.
Du même auteur : Barrage sur le Nil, édition Pocket,
1994.
L'histoire :
Adrien, le mari de Chloé, vient de la quitter, la laissant seule avec leurs deux filles. Chloé ne
comprend pas comment il a pu agir ainsi.
Pierre, le père d'Adrien, semble comprendre son fils tout en essayant de réconforter Chloé pour qui il éprouve de l'affection.
Pierre finit par se confier et avouer à Chloé qu'il a vécu autrefois une histoire d'amour avec une autre femme mais que lui, contrairement à Adrien, n'a pas eu le courage de quitter sa femme
et ses enfants.
Mon avis :
C'est mon premier Anna Gavalda et avec toute la médiatisation qu'il y a eu autour d'elle pour la sortie de son dernier roman (La Consolante), je ne partais pas avec un enthousiasme
débordant.
J'ai horreur des livres et des auteurs que l'on surmédiatise et que tout le monde semble s'arracher. Cela provoque chez moi la réaction strictement inverse. C'est pourquoi j'avais
envie de connaître enfin, moi aussi, cet auteur pour me faire mon opinion. Et j'ai donc commencé par un tout petit roman.
Et là je dois bien reconnaître que je n'ai pas été déçue.
Je l'aimais est un magnifique roman, une très belle déclaration d'amour.
C'est un récit
assez court constitué essentiellement de dialogues entre un beau-père et sa belle-fille.
A partir d'une histoire toute simple Anna Gavalda livre un récit touchant et humain. Rien d'original dans le scénario, une histoire banale en fait que des miliers de gens
ont vécu, mais tout ceci raconté avec une extrême justesse.
Elle dévoile des sentiments et ressentiments enfouis. C'est presque de la psychanalyse. On écoute ce beau-père qui tout à coup se confie sans fard et on découvre à la fois une très belle
histoire d'amour et une vie brisée, gâchée, par manque de courage.
A travers cette très belle histoire d'amour râtée, Anna Gavalda nous interpelle sur la vie, notre vie, sur nos choix et leur nécessaire remise en cause parfois.
Le seul petit bémol que je mettrais à Anna Gavalda, non parce qu'il en faut bien un mais parce que ça m'a réellement gênée parfois, c'est son style. De temps en temps, je me perdais. Je
devais revenir en arrière pour reprendre le fil du dialogue et retrouver qui était en train de parler.
"Non, ce n'est pas incroyable. C'est la vie. C'est la vie de presque tout le monde. On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse,
on la dresse, on s'y attache. c'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accomodent. C'est tellement moins fatigant de s'accomoder..."
Note : 4,5 / 5
Je l'aimais, Anna Gavalda - Le Dilettante, 2002.
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