C'est Mozart qu'on assassine - Gilbert Cesbron

Publié le par Fab

L'histoire :
Martin est un petit garçon de sept ans dont les parents sont en plein divorce. Martin est trimbalé à droite, à gauche, tantôt chez son grand-père paternel qu'il n'a pratiquement jamais vu jusqu'à présent, tantôt chez une vieille tante du côté de sa mère. A chaque fois qu'il s'adapte à sa nouvelle vie, il est arraché aux siens.
Martin ne comprend pas ce monde des adultes. Ses parents croient que tout va bien, qu'il est trop petit pour comprendre, qu'il ne se rend compte de rien ou du moins que cela ne le pertube pas. Mais Martin, au contraire, s'isole de plus en plus, il sent bien qu'on lui cache des choses.
Cette expérience du divorce de ses parents va le faire grandir en même temps qu'elle va briser son enfance et toute l'innocence et la pureté qui la définit.

Mon avis :
C'est un très beau roman. Je l'avais lu étant ado et j'en gardais un excellent souvenir, tout en ne me rappelant plus du tout les détails de l'histoire, c'est pourquoi j'ai eu envie de le relire.
Ma première impression est que j'ai été un peu déçue. Je me souvenais d'un roman fort, je n'ai pas retrouvé ce qui m'avait bouleversé la première fois. L'âge peut-être...
L'histoire met du temps à s'installer et le style de Gilbert Cesbron n'a rien de remarquable.
En fait, c'est le genre de roman que j'apprécie... à retardement ! Sur le coup, au fil de la lecture, je n'y trouve rien d'extraordinaire. Et puis toute la portée de ce qu'a voulu exprimer Gilbert Cesbron se révèle dans les dernières pages et là je dois reconnaître que c'est un beau et grand roman.
Une histoire banale, racontée simplement, mais qui, une fois que l'on referme le livre, laisse une forte impression.
C'est peut-être ça au fond que j'avais ressenti la première fois que je l'ai lu.

Note : 3/5 

C'est Mozart qu'on assassine - Gilbert Cesbron - Editions J'ai lu, 1988 - Première édition : Editions Robert Laffont, 1966.
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aigaille 26/10/2011 10:18


J'étais dans une charmante école catholique quand j'ai eu l'occasion de lire ce livre
Ce livre fut utilisé comme argument contre le divorce (une liberté individuelle contre laquelle l’Église catholique s'est toujours opposée (*)
En fait l’Église a envenimé les choses, en faisant obstruction au divorce, et obligeant a prouver la faute lorsqu'une seulement une des deux partie voulait divorcer (ce qui est souvent le cas)
=> cela nuisait gravement a un état de fait déjà difficile a gérer
(*)
droit au divorce seulement en 1995 en Irlande et seulement en 2004 au Chili et grave obstruction a ce droit encore dans l’Europe a Malte notamment


Christine Questiaux 11/04/2011 12:00


J'étais à peine adolescente quand j'ai lu ce livre, comme vous, je ne me souvenais pas de l'intrigue. La seule image qui m'en reste est un voyage en train (que je relie au titre dans mon souvenir).
Et pourtant, ce livre a déterminé toute ma vie ! Á 13 ans, je savais que je serais éducatrice pour sauver le plus possible de petits "Mozart" et à 51 ans je suis toujours éducatrice ! Après 30 ans
de métier, c'est toujours cette même idée qui m'anime : Faire prendre conscience à chaque enfant qu'il a des capacités et l'aider à les développer...
Merci Monsieur Cesbron, je vous dois ma vie !
Christine.


Angelina 17/04/2009 09:02

Bonjour,

C'est un réel plaisir de découvrir que quelque part, des gens continuent quand même à être "touché" par l'aura, la sensibilité de Gilbert Cesbron. J'ai travaillé sur "C'est Mozart qu'on assassine" pour mon mémoire de maîtrise, cela n'a pas été facile, à l'époque, en 2003, il n'y avait pas grand-chose sur l'auteur sur le web et les oeuvres critiques sur l'écrivain ne se trouvaient pas dans les coins de rue. J'ai choisi le thème: "c'est Mozart qu'on assassine ou l'enfance en ce siècle destructeur" et j'ai démontré justement en quoi ce divorce qui semblait anodin, pas aussi grave finalement a été le point de départ de la perte de l'innocence, de la pureté, une transformation intérieure radicale chez l'enfant.
Il y a une citation de l'auteur qui dit: il n'y a pas de hasard dans la vie, il n'y a que des grâces et des pressentiments. Et j'en ai fait l'expérience parce que j'ai fini par tomber sur l'écrivain Michel Barlow, un professeur retraité, qui a aussi fait son doctorat sur Cesbron et l'a connu personnellement.Je considère toujours cette rencontre comme un miracle car nous avons gardé le contact et il continue à donner des conférences sur l'auteur.
En tout cas, je suis heureuse qu'une interface de ce genre existe pour contribuer à faire connaître cet écrivain qui a marqué réellement son temps mais si méconnu.
Merci!
Angelina.

Fab 19/04/2009 22:10


Merci pour votre témoignage :-)


praline 09/10/2008 00:47

Je l'ai également lu adolescente et il m'a laissé une impression durable malgré l'absence de souvenirs précis quant à son intrigue.