L'histoire :
New York, 1896, un tueur en série s'en prend à de jeunes garçons prostitués et semble prendre un malin plaisir à mutiler ses
victimes.
Révolté par l'atrocité de ses actes tout autant que par l'indifférence générale dans lequel le meutrier sévit, le préfet Théodore Roosevelt va monter une équipe pour identifier le criminel. A ses
côtés, John Moore, journaliste, et Laszlo Kreizler, aliéniste (on dirait aujourd'hui psychiatre).
A partir de procédés révolutionnaires pour l'époque, ils vont tenter de dresser le portrait psychologique de l'assassin.
Mon avis :
J'ai mis du temps à finir ce polar en raison d'une lecture entrecoupée par mille autres petites futilités (et obligations) du quotidien. Il n'en demeure
pas moins que L'Aliéniste est un très bon policier.
Son originalité tient moins des méthodes du meurtrier et de son mobile que de la manière dont est menée l'enquête. Les interventions de Kreizler, éminent aliéniste et pourtant peu reconnu
par ses confrères médecins (à la fin du XIXe siècle, la psychiatrie n'en est qu'à ses débuts), donne à l'enquête tout son intérêt.
Alors qu'aucun indice matériel ne permet d'indentifier l'assassin, Kreizler et ses collaborateurs arrivent petit à petit par recoupement, déduction, intuition et comparaison avec des cas
psychologiques proches à dessiner son profil psychologique. Ne reste plus qu'à trouver qui se cache derrière. Les jours sont comptés, le tueur semble opérer selon un calendrier
bien précis établi en fonction des fêtes religieuses.
L'enquête est passionnante, la fin par contre m'a un peu déçue.
Le titre du roman correspond en réalité tout à fait au sujet du livre : le héros dans cette histoire n'est pas le meurtrier mais bien l'aliéniste.
Note : 4 / 5
L'Aliéniste - Caleb Carr - Presses de la Cité, 1995. (édition originale : Etats-Unis, 1994)
Le 3 mai, journée sans ordinateur : cap ou pas cap ?
Une organisation québéquoise invite la population à éteindre son ordinateur pendant toute une journée. Pendant ce Shutdown day, vous pourrez ainsi faire plein d'autres choses : jouer avec vos enfants, rendre visite à vos proches, respirer l'air de la montagne, aller
au zoo, tondre la pelouse, planter des clous, lire... en clair s'aérer les neurones sans emmener sa souris.
Hmmm, quand j'ai eu connaissance de cette initiative, je me demandais si je serais capable de me passer de mon ordi toute une journée. Ne pas allumer l'écran, même pas 5 minutes histoire de
voir si un visiteur égaré n'a pas laissé une petite trace de son passage sur terre mon blog.
Eh bien, chers amis, j'ai pris ma décision, une lourde et dure décision : non, je n'allumerai pas mon ordi ce samedi, et je ferai même mieux, je vais m'en passer pendant une
semaine !
Quel courage vous dites-vous ? Mais comment fait-elle ?
La volonté, c'est tout...
Bon, je dois vous avouer un tout petit truc quand même : je pars ce matin en vacances pour une semaine à la mer. Ca aide.
J'emmène avec moi L'Aliéniste qui me poursuit toujours. Et je compte bien profiter de cette semaine loin de la tentation pour en voir le bout.
Ah, juste une chose, si vous lisez ces lignes ce jour, c'est que donc vous êtes "pas cap". Mais je ne vous en tiens pas rigueur, vous avez pris la bonne décision puisque vous êtes
sur mon blog ;-)
par Fab
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Humeur
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Ca y est ! J'ai enfin mis la main sur le quatrième et dernier tome du Combat ordinaire
de Manu Larcenet (éditions Dargaud).
Eh oui, je fais partie de cette espèce rare qui n'avait pas encore lu Le combat ordinaire, le tome I je
veux dire puisque le dernier volume vient à peine de sortir.
Je n'aime pas me précipiter sur un livre ou une BD sous prétexte qu'il faut l'avoir lu parce que tout le monde l'a lu. C'est bien aussi de laisser retomber l'enthousiasme général et
d'oublier la critique pour découvrir avec des yeux tout neuf et un coeur innocent un auteur et son oeuvre...
Bon, ce n'est pas non plus une règle que je m'impose et il est parfois bien tentant d'aller voir de plus près le livre qui fait scandale ou dont tout le monde fait l'éloge (c'est d'ailleurs comme
cela que j'ai succombé à Là où vont nos pères alors que mon
instinct avait déjà choisi de laisser tomber. Il faut savoir écouter son instinct parfois).
Ainsi donc, j'ai dévoré les quatre tomes du Combat ordinaire.
Pour ceux qui, comme moi, n'auraient pas encore découvert cette magnifique série, petit cours de rattrapage.
Tome 1 - Le Combat ordinaire (2003)
Marco est un photographe lassé de son métier qui en a marre de photographier des
cadavres. Il est en proie aux doutes, aux angoisses, ne sait plus bien quel sens donner à sa vie.
Dans la vie de Marco, il y a ses parents, son père malade, son frère Georges avec qui il adore jouer aux jeux vidéo et fumer des pétards. Il y a ce vieux pêcheur qu'il trouve plutôt sympa. Et puis
il y a Emilie, la jolie vétérinaire.
Tome 2 - Les quantités négligeables (2004)
Marco a repris son appareil photo. Il souhaite immortaliser les gars du chantier naval, ceux qu'il allait voir quand son père travaillait
encore là-bas. Une amie lui promet d'exposer ses photos dans sa galerie en même temps que celles d'un célèbre photographe que Marco admire. Mais Marco doute une nouvelle fois. Ses photos
seront-elles assez bien ? Et puis il y a sa vie qu'il construit lentement avec Emilie...
Tome 3 - Ce qui est précieux (2006)
Le père de Marco s'est donc suicidé et Marco va aider sa mère à ranger l'atelier. Il récupère de vieilles photos et surtout un petit carnet où son père
notait des détails infimes de sa vie quotidienne. Marco découvre qu'il connaissait très mal son père... Côté boulot, un éditeur intéressé par ses photos des gars du chantier naval souhaite
publier un livre. De son côté, Emilie s'impatiente, elle aimerait tant avoir un bébé.
Tome 4 - Planter des clous (2008)
Marco a une petite fille avec qui il apprend à découvrir la vie sous un autre regard.
Au chantier naval, les gars ont reçu leur lettre de licenciement.
Marco, lui, a retrouvé le goût du travail.
Mon
avis :
Difficile en fait de résumer cette BD, car Manu Larcenet ne fait que raconter la petite vie ordinaire et toute simple de Marco.
Mais ce qui fait la force de cette histoire c'est que Marco, c'est un peu nous, enfin un peu-beaucoup
moi.
Ses doutes quant à son travail, sa peur de l'avenir, ses crises d'angoisses, ses amis qu'il croyait connaître, ses parents qui vieillissent, sa vie de couple, son rôle de père,
enfin tout ce qui fait une vie en somme ! Manu Larcenet dépeint tout ça formidablement
bien.
Si le dessin, un peu naïf, ne m'a pas enchanté au départ, au fil des planches je me suis attachée à la petite bouille de Marco et des autres. Et finalement avec très peu de détails et
quelques couleurs, Manu Larcenet arrive à faire passer toutes les émotions.
J'ai adoré ce "combat ordinaire".
Le 4e tome m'a peut-être le plus touché à titre personnel à cause des réactions de Marco à l'arrivée de sa fille : "Dans son sillage ma fille me contraint à tout repenser sous des angles
forcément différents. Forte de sa minuscule vie, elle m'éduque". C'est tellement vrai...
Scénario : 5 / 5
Dessins : 4,5 / 5
par Fab
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